AUTRES DANSES

LES AUTRES DANSES

Salsa  -  Bachata  
La Salsa
En français : « sauce » et dans le langage populaire cubain «sensuel, attirant »

Même s’il existe plus d’une vingtaine de types de salsa (guaracha, songo, romantica, son, salsa dura, salsa con guaguanco, cumbia, latin jazz, guajira, son montuno, salsa con boogaloo, salsaton, pachanga, salsa vieja…), trois versions sont majoritairement, et regrettablement retenues : Les salsas cubaine, portoricaine et colombienne.
Mais y a t-il une réelle différence entre ces types de salsa ? Le sujet reste délicat et controversé. Au travers de divers témoignages de connaisseurs passionnés, essayons d’y voir un peu plus clair.

Toute la musique salsa, quelle que soit sa provenance est basée sur la clave (voir bas de page) dite « son » et de temps en temps la clave dite « rumba ».
Elles ont toutes des tempos qui varient entre 150 et 260 ppm, la majorité se situant entre 184 et 200 ppm. Seule exception, les salsas colombiennes qui sont globalement plus rapides que les autres.
Mais alors pourquoi différencier ces deux types de salsa ?
Dans les années 70, la salsa s’est énormément développée aux Etats-unis, dans les communautés latino (toutes nationalités confondues) jusqu’à conquérir le monde entier. 
Cuba rejetant les musiques américaines, dont le jazz et le swing, s’est donc privée de l’essor de la salsa, alors qu’elle aurait dû, à l’origine, en être son ambassadeur. Afin de rattraper ce «manque», Cuba se différencie dans les années 80 en développant un nouveau genre musical, la « timba » signifiant nouveau. La timba et la salsa cubaine ont une racine commune : le son cubain, mais il s'agit de deux genres différents.
Depuis lors, c’est donc à tort que l’on définit comme « salsa cubaine » ce nouveau son et « salsa portoricaine » les styles de musiques jouées majoritairement par les orchestres américains.
Mais essayons tout de même d’apporter quelques précisons.

La salsa cubaine (ou casino)

Apparue vers 1920, et avant tout danse de la rue populaire et sociale, ce style vient de la danse « casino » pratiquée au « Tropicana », club réputé de La Havane lors des années 1950. Le son cubain lui donne ses origines. Très africain, « appuyé dans le sol », les gestes sont « étroits », les figures épurées sans jeux de jambes, permettant aux « salseros » de s’exprimer dans des lieux réduits et bondés. Le couple se déplace essentiellement en décrivant des cercles successifs. 

Une variante dite « Rueda de casino » consiste en une ronde (rueda) de couples où un meneur annonce successivement les figures à exécuter ensemble et en même temps, avec de multiples et différents changements de partenaire. (voir filmographie, « danse passion »)

La salsa portoricaine

Sa caractéristique est que le couple de danseurs respecte une ligne de danse, on distingue plusieurs styles :
Le style Palladium (aujourd’hui principalement réservée à la compétition mais toujours pratiquée par certains adeptes, le style New York, le style Los Angeles, le style Portoricain.
Contrairement aux idées reçues, ce style ne vient pas de Porto Rico, mais des Etats Unis. Les Français appellent les différents styles de salsa en ligne, salsa portoricaine car c'est lors d'un congrès de salsa qui avait lieu à Porto Rico que des danseurs français ont découvert cette façon de danser.
La salsa portoricaine est, à tort, appelée salsa dura , latin jazz ou salsa romantica (salsa sensual, salsa sexy qui sont principalement des reprises de ballades romantiques ou boléros, dont les textes et les arrangements sont moins agressifs). Eddie Torres surnommé the Mambo King, est un des plus célèbres danseurs de salsa au monde. Personne avant lui n’avait énoncé et formalisé les techniques du « mambo newyorkais ». Il est considéré comme l’un des fondateurs de cette danse. Souvent « danser la salsa portoricaine » signifie, en France, « danser le style américain ».

La salsa colombienne

La salsa colombienne est née à Santiago de Cali (l'une des principales villes de la Colombie, symbole mondial de la salsa et vivier des chanteurs et danseurs reconnus mondialement dans cette discipline). C’est la plus commune en Amérique Latine si bien que Cali est considérée comme la capitale mondiale de la salsa (la Feria de Cali, dont la fête est un lieu de pèlerinage obligé pour tous les mélomanes et danseurs de la salsa).
Les habitants de Cali (les caleños), ont fait de la salsa leur moyen d’expression culturel, et leur façon d'exister est fortement influencée par ce genre musical. Le World Salsa Championship est la compétition latine pour évaluer et primer les meilleurs danseurs de salsa. Les caleños ont conservé depuis longtemps le titre de champions mondiaux de la salsa groupe et cabaret.
La salsa colombienne est un mélange de rythmes divers tels le boogaloo, la pachanga et les danses folkloriques colombiennes comme la cumbia. Dans ce style, où les danseurs sont très proches, c’est l’esthétique et le caractère qui priment avant le mouvement ou les figures. Il met en valeur les jeux de jambes rapides et dynamiques « façon » twist.

Aujourd’hui, la salsa est considérée comme un mélange culturel (africain et espagnol) de rythmes d’Amérique Latine avec des influences de rythmes américains tels que le jazz, la soul, le blues, et de rythmes européens.
Par confusion ou par but commercial, on utilise parfois le terme salsa pour y englober à tort d'autres genres tel que le merengue, le cha cha cha, la latin house, la cumbia ou encore la bachata. 

Le terme salsa englobe cette variété de styles rythmiques et de formes musicales. 

La caractéristique de la musique cubaine, de la salsa et d'autres musiques latino américaines comme la musique brésilienne est le concept binaire de cellule rythmique appelé clave.
 La clave est un rythme joué avec l’instrument de percussion qu'on appelle aussi les claves. Son origine est africaine, même si le nom est espagnol et signifie "clef"
La Bachata
Ce n'est qu'en dansant que je sais dire les choses les plus sublimes. Lifar

Ce rythme dansant originaire de République dominicaine, peut être considéré comme un mélange de boléro rythmique associé à d’autres influences musicales d'origine africaine et à d'autres styles comme le son, le merengue, le cha cha cha et le tango.
Elle est à la République Dominicaine ce que le jazz est aux Etats-Unis et permet à son peuple d’exprimer sa joie, sa peine et sa souffrance.
A ses débuts, la bachata était dédaignée et très peu diffusée à la radio, car considérée comme venant des classes sociales basses.
Aujourd’hui encore de nombreux habitants la délaissent car illégale en République dominicaine. Considérée comme une danse vulgaire et sensuelle qui ne pouvait pas être dansée par la haute société, la bachata est encore stigmatisée et moins populaire que la danse nationale qui est le merengue. 
Depuis les années 1980, le développement du tourisme et certains compositeurs contribuent à exporter ce rythme dans le monde entier.
Si elle a su garder son origine authentique, la bachata a évolué à travers le temps, en commençant par la musicalité. A la tambola, la guoré (remplacée par les maracas) et la guitare s’ajoutent aujourd’hui la guitare rythmique, la guitare basse électrique, et le bongo. 
Le style de la bachata varie d’un pays à l’autre. Les Espagnols et les Italiens, expriment le “sensual » dans lequel les ondulations du bassin rendent la danse très sexy. En France, les styles ont été mixés pour aboutir au “modern style”. 
Mais la “sensual” est en Europe la plus recherchée. De nos jours en République Dominicaine, la bachata est beaucoup plus authentique, beaucoup plus simple techniquement, plus dans le ressenti et dans le feeling.
Sensuelle, dominicaine ou moderne, les déclinaisons de la bachata sont aujourd’hui nombreuses. Reste pourtant un mouvement commun à tous les styles, un mouvement recherché, travaillé et admiré de tous, l’ondulation du bassin. 

«La danse est l’art de tout dire avec son corps"

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